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Qu’est-ce qu’un lobbyiste ? Le parallèle avec l’avocat

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01
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2026

Si vous persévérez dans le milieu des affaires publiques, vous serez peut-être amené(e) comme moi à expliquer votre métier à votre famille et vos amis : « c’est quoi, concrètement, un lobbyiste ? », « qu’est-ce que tu fais ? », « à quoi ça sert ? »

est élève en
à Egora

Qu’est-ce qu’un lobbyiste ? Le parallèle avec l’avocat

Lorsqu’on y réfléchit, la meilleure manière de décrire le métier est de le comparer à celui d’avocat, du fait de leurs nombreuses similitudes.

En effet, un avocat doit défendre son client devant un juge et c’est exactement ce que fait un professionnel en affaires publiques : il plaide la cause de son organisation (une entreprise, une association, etc.) auprès d’un décideur (généralement un ministre ou un parlementaire) pour tenter d’obtenir de lui une décision favorable. Et à l’image d’un procès, un lobbyiste plaide toujours en face d’une autre partie, qui défend un intérêt souvent opposé. La différence principale résidant dans le fait qu’au cours d’un procès, deux parties opposées seulement s’affrontent alors que dans le cas du lobbying, une multitude de parties plaident auprès d’un même décideur public et peuvent demander des décisions pas si antagonistes.

Une autre ressemblance est à retrouver dans la matière au cœur même des deux professions : le droit. Comme un avocat, un lobbyiste doit comprendre ce qu’est la loi, comment elle est construite et ce qu’elle dit afin de mieux pouvoir l’exploiter. L’avocat cherche à ce qu’elle soit appliquée à l’avantage de son client tandis que le lobbyiste cherche à la faire changer, pour qu’elle soit la plus adaptée possible à sa cause (par exemple la protection des animaux, le développement des énergies renouvelables, le remboursement des médicaments, etc.).

Une autre ressemblance entre les deux métiers se trouve dans la posture de l’avocat et du lobbyiste : ils ne décident pas, ils ne font que plaider. Les deux utilisent tous les moyens à leur disposition pour convaincre et persuader mais ne peuvent pas décider à la place du juge ou du responsable politique. Les lobbyistes parlent souvent d’« obligation de moyens » et non d’« obligation de résultats » pour leur métier, ce qui est d’ailleurs une bonne nouvelle pour la démocratie. On n’a recours aux services d’un lobbyiste que pour améliorer ses chances, pas pour garantir une décision.

Enfin, avocats et lobbyistes font tous deux face au problème moral de la sélection des causes : « pour quel client es-tu prêt(e) à travailler ? », « des causes te tiennent-elle à cœur ? »,« considères-tu que toute cause doive être défendue par principe ? ».La question n’est pas anodine, d’abord d’un point de vue réputationnel. L’avocat et le lobbyiste sont en effet souvent ramenés à la cause qu’ils défendent, c’est-à-dire loués ou conspués selon qu’ils défendent une cause soutenue ou décriée dans l’opinion. Mais il s’agit également d’une question professionnelle : à terme, votre employeur demandera une cohérence dans les causes défendues, pour des questions de compétence mais également de crédibilité.

Voici quelques-unes des similitudes les plus frappantes. Vous saurez désormais quoi répondre, lorsque l’on vous demandera ce que vous avez fait durant votre stage en « lobbying », en« affaires publiques » ou en « relations institutionnelles ».

A vos marques, prêts, plaidez !

Article rédigé par Fred Guillo, directeur conseil en affaires publiques et enseignant à l'école EGORA.

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Dernière mise à jour : 14 mai 2025

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