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Tous les chemins mènent au lobbying ?

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03
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2026

Dans un précédent article, nous avons expliqué que le lobbying est effectué au sein de différents types d’organisations (entreprises, fédérations professionnelles, associations, cabinets de conseil, etc.).

est élève en
à Egora

Dans cet article, nous allons aborder les différents parcours qui mènent au lobbying, ce qui revient à s’interroger sur les compétences nécessaires à sa pratique.

En effet, si des formations spécialisées comme Egora sont apparues récemment, cela n’a pas toujours été le cas, ce qui explique qu’une grande partie des lobbyistes actuellement en activité provienne d’horizons divers avec des blocs de compétences différents (et complémentaires).

Les lobbyistes viennent-ils de la politique ou de formations techniques ? Ont-ils des compétences en économie ou en droit ? Ont-ils une formation en communication ? Passons en revue les différents blocs de compétences et parcours menant au lobbying.

Premièrement, la politique. Cela semble évident, mais pour être un bon lobbyiste, il faut a minima avoir une culture politique. Cela revient à connaître sa carte électorale (c’est-à-dire les élus et leurs différents territoires d’élection), maîtriser les rapports de forces entre les partis (dans les positions de pouvoir qu’ils occupent mais aussi dans les sondages), connaître les propositions en vigueur dans l’espace public (parle-t-on davantage d’économie ou d’écologie ? De sécurité ou de liberté et de droits ? etc.) et avoir en tête le calendrier politique (quand sont les prochaines élections, quand sera débattue une réforme, etc.). S’intéresser au quotidien à la politique (à travers les journaux, les chaînes TV) est un bon début. Avoir une première expérience auprès d’un(e) élu(e) ou durant une campagne offre d’encore meilleurs chances de prospérer dans les affaires publiques.

Deuxièmement, le droit. On en a parlé lors d’un précédent article, maîtriser le droit est un vrai avantage. Il ne s’agit bien sûr pas d’avoir un doctorat en droit ou de connaître tous les arrêts de droit public. Cela nécessiterait des centaines d’heures et ce n’est pas utile en affaires publiques. En revanche, il est préférable de bien comprendre ce qu’est la hiérarchie des normes (superposition des blocs normatifs conformes les uns aux autres), de savoir lire un texte de loi et de comprendre la portée d’un amendement. Pour mieux naviguer, mais aussi pour décrypter et même rédiger des propositions qu’on va destiner aux élus qu’on tente d’influencer. Avoir abordé les questions de droit au cours de ses études, c’est un réel plus pour la suite de son parcours en affaires publiques.

Troisièmement, la communication. Métier par nature communiquant (avec son client, avec la société civile, avec les responsables politiques), il est préférable en tant que lobbyiste de savoir faire comprendre, expliquer, convaincre et persuader ses interlocuteurs. Ce qui nécessite à la fois d’être bon à l’écrit (lorsque l’on rédige des courriers à des ministres, des élus de métropoles ou même des commissaires européens) et à l’oral (lorsqu’on est dans le bureau d’un député ou d’un sénateur). Ce qui requiert aussi une bonne maîtrise du vocabulaire, des « codes » propres au milieu et de la rhétorique. Autant de compétences qui se travaillent en école supérieure et continuent à s’apprendre dans le milieu professionnel. S’y mettre le plus tôt possible permet d’avoir un temps d’avance.

Quatrièmement, l’économie. A l’instar du droit, il n’est pas nécessaire d’avoir des compétences techniques très développées, mais simplement de comprendre le fonctionnement de l’économie. Lorsque l’on dialogue avec les pouvoirs publics, cela permet de mieux expliquer l’avantage économique de telle ou telle mesure, de chiffrer le coût d’une mesure pour l’Etat (lorsqu’il s’agit d’une nouvelle dépense ou d’une nouvelle taxe). Comprendre l’économie et les finances, c’est donc un sacré plus. Une expérience en entreprise peut aider à comprendre ces dynamiques, de même que la lecture de nombreux ouvrages qui existent sur le sujet.

Enfin, ce qu’on peut appeler la technique. C’est propre à chaque secteur. Pour un lobbyiste du secteur environnemental, cela revient à avoir fait des connaissances en biologie, en physique ou en chimie. Pour un lobbyiste du secteur pharmaceutique, cela revient à avoir des connaissances dans le champ de la santé. Pour un lobbyiste de l’agriculture, cela revient à avoir des connaissances en agronomie ou en gestion d’une exploitation agricole. Certes, en tant que lobbyiste, vous aurez votre tâche consistera surtout à simplifier les discours techniques pour les rendre plus compréhensible des élus et responsables politiques. Néanmoins, le savoir technique est une arme, car « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ».

Important à noter tout de même : personne ne dispose jamais de toutes les compétences en même temps et chacun a ses forces et ses faiblesses. L’idée reste de se spécialiser afin de se singulariser.

Et vous, quel cocktail choisirez-vous ?

Article rédigé par Fred Guillo, directeur conseil en affaires publiques et enseignant à l'école EGORA.

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Dernière mise à jour : 14 mai 2025

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